Le dernier film que j'ai vu (ouvert à tous) !

C'est ici que l'on poste tout et n'importe quoi et surtout ce qui ne concerne pas la photo ou le site PP.com, c'est un peu le café du coin, musique, bons plans, trucs hallucinants... c'est ici !
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Meaulne
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Messagepar Meaulne » mer. 20 juin 2018 / 23:38 pm

façon a écrit :....
Là, je sors d'une projection à l'Arlequin, 75006, — l'un des derniers cinémas de Paris à posséder avec la Cinémathèque Française un projecteur (et les objectifs qui vont bien) en pellicule 70mm — qui propose jusqu'à demain encore la copie en film 70mm qui fut montrée au Festival de Cannes de 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick. Pour les 50 ans du film, Christopher Nolan a supervisé la fabrication d'un nouvel inter-négatif positif d'après la copie originale conservée dans un coffre des héritiers de la MGM et du réalisateur. Seul le son 6 pistes d'origine a été restauré et numérisé aux formats compatibles avec les systèmes de son des salles de ciné modernes. Que dire; dès les premières images et ce mur de son de plus en plus puissant d'Ainsi parlait Zarathoustra, mes bras se couvrirent de frissons qui ne me quittèrent plus du temps de la projection! Cette œuvre, matrice des matrices de tant de films reste un film magistral, surtout dans ces conditions idéales de projection, comme en 1968. La salle est d'ailleurs pleine tous les jours....

... argh !! j'ai fait découvrir ce film à mes enfants ce week end ... mais hélas qu'en DVD(trouvé en broc) ; autant les 2 avaient adoré Docteur Folamour, alors que là ; la lenteur a autant désespéré ma fille de génération Z (et hyper geek), que ravi mon fils plutôt fin de Y et contemplatif
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Messagepar Fabior » lun. 25 juin 2018 / 11:14 am

La Caméra de Claire de Hong Sang-soo Instax, cousin moderne du polaroid qui déjà figeait un temps qui devait de toutes façons changer et Claire vous le dit, et avec de la poésie
Mektoub, My Love : Canto uno de Abdellatif Kechiche Amin, gardien réservé de ses sentiments à fleur de peau, photographiant la vie et prédestiné à observer les effusions sous un été torride.
Phantom Thread de Paul Thomas Anderson Il faut savoir doser le poison afin de libérer l'empoisonné créatif qui ne sait se libérer lui-même du toxique dans lequel il se complaît
Hirune Hime - Rêves éveillés de Kenji Kamiyama L'avenir se construit sur des rêves réalisables ou pas. Les rêves nous portent vers un avenir bien souvent incertain, mais restons éveillé.
Retour à Bollène de Saïd Hamich Retour à Bollène, c'est une profonde cicatrice qui ne se referme pas en présence d'un passé, présent, immuable et attendu.

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Messagepar consommable » dim. 22 juillet 2018 / 05:33 am

Islandais, mais pas seulement, Woman at war est captivant, palpitant; suspense illustrant une aventure peu commune.

Accessoirement, mais pas tant, des choses sont exprimées qui ne laissent pas le spectateur de marbre, même en VO.
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Messagepar brruno » mer. 25 juillet 2018 / 23:24 pm

La caméra de Claire, vu au cinéma Trueba á San Sebastián. Superbe. Merci Fabior!

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Messagepar Fabior » jeu. 26 juillet 2018 / 08:38 am

Au plaisir de faire partager du bon cinéma mon cher brruno

Trois Visages de Jafar Panahi Ce saltimbanque dramaturge rusé et inutile aux yeux d'un régime ancestral, donne ses lettres de noblesse à cet art interdit chez lui.

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Messagepar Fabior » jeu. 02 août 2018 / 13:15 pm

Un couteau dans le coeur de Yann Gonzalez En bordure des genres interdit sévi celui à qui la haine obscure à tous pris et il refuse que l'on se joue de ce malheur qui le rend aveugle

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Messagepar Meaulne » jeu. 02 août 2018 / 23:18 pm

"Her", ça se laisse regarder et assez dans le vent de la menace IA ( ...et c'est de Spike Jonze, le mec qu'a fait "dans la peau de John Malkovich")
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Messagepar Fabior » ven. 10 août 2018 / 11:39 am

Au Poste ! de Quentin Dupieux Extraordinaire, et c'est pour ça, voilà, qu'il ne faut pas louper ce film d'enquête policière d'une pièce de théâtre au scénario béton.

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Messagepar consommable » dim. 26 août 2018 / 20:18 pm

Il y a quelque temps, Une année polaire, pour un documentaire qui fait une belle histoire cinématographique fraiche.

Puis revu Gravity, bien plaisant, l'improbable étant un brushing au XIXème dans le far-west ou le gel spatial du XXIème?

Il y a peu, on en sort, En eaux troubles d'un bon cinéma d'aventures avec un Jason Statham au mieux de sa et ses formes.
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Messagepar Fabior » jeu. 20 septembre 2018 / 15:07 pm

La Sainte Fille de Lucrecia Martel Là ne naît pas le divin enfant tant supposé mais les sentiments tant refoulés par le foie tant répété dans un pays où elle cessera d'exister

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Messagepar Kyioaki » sam. 22 septembre 2018 / 18:17 pm

Mademoiselle de Joncquières d'Emmanuel Mouret (actuellement en salle) libre adaptation de Jacques le Fataliste et son maître de Denis Diderot (1784). Voilà un film d'une rare élégance et d'une rare subtilité qui mêle marivaudage et conte cruel. Mais que pouvait-on attendre d'autres d'Emmanuel Mouret qui confirme film après film son talent à filmer les jeux de l'Amour ?


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Messagepar facono » mar. 25 septembre 2018 / 18:24 pm

Salut mon cher Kyioaki.
Ben je dois franchement avouer que ce film ne me tentait pas trop mais là, cela me tente un peu plus. Connaissant tes goûts et te faisant volontiers confiance, j'irai chercher demain une séance dans le nouvel Officiel. :wink:
Je profite d'écrire ici pour dire qu'il faut que je fasse des efforts pour ne pas laisser tomber ce post, qui a connu une vie plus trépidante il y a quelques temps. Allez, faisons des efforts, il reste encore un grand nombre d'amateurs de cinéma en salle sur grands écrans. Je commence d'ailleurs à reprendre un petit rythme de croisière pépère après la classique interruption vacancière.
De dimanche 17 à dimanche 23:
Cutter's Way de Ivan Passer, 1981. Film noir du début des années 80, dans la veine désabusée et très libre encore où l'on trouvait plus tôt Apportez-moi la Tête d'Alfredo Garcia. Jeff Bridges y excelle. La musique dont la mélodie est soutenue à l'harmonica de verre développe des tonalités flottantes, instille une lourde mélancolie. Dommage qu'il n'y a qu'une séance par semaine.



Leave no Trace, 2018. Enfin un nouveau film de Debra Granik! Après le remarqué Winter's Bone, 2011 qui révélait la très jeune Jennifer Lawrence, la réalisatrice s'appuie sur le talent certain d'une nouvelle jeune actrice Thomasin McKenzie. Très documenté, au point peut-être de perdre quelque fois, de trop de retenue, l'émotion qui peut sourdre de cette relation familiale originale et très fusionnelle, le film navigue avec une grande maitrise de mise en scène dans les forêts de pluie qui bordent le Pacifique entre Portland et le sud de l'état de Washington. Sans être un film de survivalistes, tel n'est pas l'enjeu, ou de hoboes, le film se situe dans cette veine typiquement américaine qui réunit aussi bien Chloé Zhao que Kelly Reichardt. J'aime beaucoup.
L'Année Dernière à Marienbad de Alain Resnais, 1961. Cette version restaurée 4K est tout simplement magnifique. Je n'avais jamais vu ce classique en salle, quelle découverte que le libre formalisme, la recherche inouïe de cette époque. Un scénario d'Alain Robbe-Grillet d'après une œuvre de Adolfo Bioy Casares, un collègue de Jose Luis Borges, cela n'a pas d'évidence immédiate mais le montage ultra précis d'henri Colpi et la mise en scène d'une rare rigueur de Alain Resnais nous emportent sans que nous puissions résister dans ce tourbillon onirique. Et puis Delphine Seyrig quoi! Sans compter le plaisir de revoir Sacha Pitoëff.



Les Frères Sisters de Jacques Audiard. C'est ambitieux de se lancer dans le genre le plus américain qui soit (avec la comédie musicale) mais le genre aussi qui se prête le mieux à la métaphore. Les deux couples d'acteurs (mâles) sont excellents et les dialogues, très inattendus dans ce genre justement, sont brillants. Si la volonté de sortir le western de ses ornières trop codifiées - ornières dans lesquelles s'était encrotté le dernier Tarantino — par l'évocation des utopies politiques du XIXè siècle, la mise en scène ne m'a que peu séduit, la trouvant brouillonne par moments ou inutile dans sa démonstration (l’ellipse tournante à la Antonioni dans la dernière scène ne sert à rien). Cela se laisse regarder heureusement avec quelque plaisir.
Thunder Road de Jim Cummings, 2018. Premier film original à la première scène très forte et au dernier tiers qui nous reprend un peu grâce à un bel événement de scénario. Entre les deux, malgré le jeu de l'acteur-réalisateur, cela ne décolle pas. On a compris et le personnage n'évolue pas assez. Dommage.
Le Goût du Saké de Yasujiro Ozu, 1962. La courte rétrospective de 10 films restaurés l'année dernière et présentés dans le cadre de l'année du Japon en France continue, alors autant en profiter. Un classique bien sûr, superbe dans tous les plans, les couleurs, les situations aussi bien bouleversantes que comiques mais j'ai trouvé ce régal un peu long. Peut-être un jour de fatigue? J'ai beaucoup mieux apprécié la réédition du Voyage à Tokyo dont le N&B restauré est de la qualité des plus beaux tirages photographiques d'Ishimoto ou de Ueda par exemple.

Bonnes séances.
Dernière édition par facono le mar. 25 septembre 2018 / 20:53 pm, édité 1 fois.
Tarde venientibus ossa.

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Messagepar jj_reypol » mar. 25 septembre 2018 / 20:29 pm

Il y a quelques jours j'ai regardé "Still the water" de Naomi Kawase, un régal, j'ai adoré ;-)

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Messagepar facono » lun. 15 octobre 2018 / 19:14 pm

jj_reypol a écrit :Il y a quelques jours j'ai regardé "Still the water" de Naomi Kawase, un régal, j'ai adoré ;-)


Tiens, faudra que je me le prenne en DVD, celui-ci. je ne l'ai jamais vu.
Tarde venientibus ossa.

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Messagepar facono » lun. 15 octobre 2018 / 19:47 pm

Et sinon, cela vient peut-être de ma part, possible, mais les nouveautés sorties en salle très récemment ne m'enthousiasment pas beaucoup...
Alors je tâtonne.

Domingo de Fellipe Barbosa. 2018. Après un remarqué et très politique Casa Grande il y trois ans, Barbosa m'avait vraiment séduit avec Gabriel et la Montagne, pour moi l'un des plus beaux films de l'année dernière, le réalisateur revient au portrait de la société brésilienne dans ce qu'elle a de plus fou, de plus déglingué avec cette fête de famille dans une vieille maison décatie dont malheureusement, son statut de lieu déchu et de gloire passée n'est pas suffisamment mise en scène, qui a des accents de Buñuel et de Tchékov sur un fond de tensions sociales exacerbées par l'élection e jour-même du président Lula. Malgré la prestation des actrices toutes remarquables, le scénario flotte un peu, comme les hommes du film, et l'on sort sans être tout à fait convaincu par la charge.
La Particule Humaine, de Semih Kaplanoglu. 2018. Bon, je savais que ce ne serait pas très bon, pas trop surpris donc car le scénario mis en œuvre tend tant vers le mysticisme et le didactisme qu'il dessert son sujet: celui d'une fable écologique et philosophique qui a des tenants dans nos dérives actuelles et mortifères. Mais, car il y a un mais... C'est authentiquement l'un des plus beaux Noir et Blanc que j'ai vu au cinéma ces dernières années. Filmés sur de la Kodak Eastman Double-X 5222, les décors tous surprenants aussi bien en ville (Berlin) qu'en extérieurs (USA, Turquie, Cappadoce) sont honorés par un argentique magnifié comme savent le faire les meilleurs paysagistes américains actuels en grand format, Mark Ruwedel ou Michael Lundgren par exemple. Dommage de gâcher un casting de lieux si original et singulier par un scénario piteux qui se permet même de vrais hiatus.

Reste la possibilité de découvrir ou de revoir des films qui ayant passé heureusement l'épreuve du temps ont su devenir de solides classiques.
Suzanne Simonin, la Religieuse de Jacques Rivette, 1966. Tout est surprenant dans ce film les péripéties, les décors, les murs sur lesquels vient toujours buter la religieuse en proie à la coercition, la bande son et la musique de percussions et d'instruments "exotiques". Je ne l'avais jamais vu, je suis sorti ravi.

J'espère que mercredi nous réservera de bonnes surprises. Confiance! :wink:
Tarde venientibus ossa.


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